Ongle incarné : vos questions, nos réponses
Les questions que nos patients nous posent le plus souvent en consultation, avec des réponses courtes. Elles ne remplacent pas un avis personnalisé.
Qu’est-ce qu’un ongle incarné ?
C’est le bord de l’ongle, le plus souvent celui du gros orteil, qui s’enfonce dans la peau voisine. Celle-ci devient rouge, gonflée et douloureuse, surtout à la marche et dans des chaussures fermées.
Faut-il toujours opérer ?
Non. Pris tôt, un ongle incarné guérit souvent avec des soins simples et l’aide d’un pédicure-podologue. L’intervention est proposée lorsque l’ongle s’infecte, ne guérit pas malgré les soins, ou récidive.
Quand faut-il consulter rapidement ?
En cas de pus, de rougeur qui s’étend, de fièvre ou de bourgeon qui saigne. Il faut aussi consulter sans attendre en cas de diabète ou de mauvaise circulation dans les jambes, car l’infection peut y être plus grave.
En quoi consiste l’intervention ?
Le chirurgien retire la partie de l’ongle qui s’incarne et enlève chirurgicalement la racine correspondante (la matrice), pour qu’elle ne repousse pas. L’intervention se fait sous anesthésie locale, en ambulatoire, et dure environ 15 à 20 minutes.
Est-ce douloureux ?
L’anesthésie locale rend l’intervention indolore. Les jours suivants, la douleur est généralement modérée et soulagée par des antalgiques simples.
À quoi ressemblera l’ongle ensuite ?
L’ongle sera un peu plus étroit qu’avant, puisque son bord incarné a été retiré : c’est le prix d’une guérison durable. Le résultat esthétique s’améliore au fil des mois de cicatrisation.
Combien de temps faut-il pour cicatriser ?
Il faut compter environ 3 semaines, avec des pansements réguliers. Il est conseillé de porter des chaussures larges ou ouvertes les premiers jours. La reprise du travail est en général possible au bout d’une semaine, selon votre métier.
Un ongle incarné peut-il revenir ?
La récidive après l’intervention est rare, mais elle reste possible. Couper l’ongle droit, sans arrondir les coins, et éviter les chaussures trop serrées limite ce risque.
Réponses rédigées par les chirurgiens orthopédistes de l’ICSA Paris Nord (Drs Elliott Kierszbaum, Tristan Duguay et Romain Chevallier), qui consultent à Saint-Ouen, Paris 19e et aux Lilas.